Au coeur du DCMP

Henri Legarda menace de quitter la co-présidence du DCMP (Jeune Afrique)

Arrivé en juillet dernier à la co-présidence du DC Motema Pembe, le Français Henri Legarda a décidé de démissionner du club kinois. Gentiny Ngobila Mbaka, l’autre co-président, pourrait suivre. L’aventure n’aura même pas duré un an.

L’homme d’affaires français Henri Legarda (67 ans), président-fondateur du groupe Vallée SA et ex*président du club du MAns (2001-2013), avait rejoint le DC Motema Pembe en juiller dernier.

Mais les événements de ces dernières semaines ont définitivement convaincu Legarda de se retirer.

« Quand je suis arrivé, nous avions défini des objectifs très clairs : doter le club de structures sportives et administratives solides, développer le marketing et la communication, afin de réinstaller le Daring au sommet du football congolais, et de retrouver la Coupe d’Afrique. J’avais convaincu plusieurs Français – des joueurs, des techniciens, des administratifs, des dirigeants – de venir à Kinshasa. Mais aujourd’hui, je ne peux que prendre la décision de démissionner », a-t-il expliqué à Jeune Afrique, confirmant nos informations.

Luttes de pouvoir

Le DCMP, qualifié pour les playoffs du championnat, a renforcé ses structures – tous les salariés disposent d’un contrat de travail – et signé plusieurs contrats de partenariat, tout en proposant à ses supporters de devenir actionnaires via une souscription. Mais la nomination à l’automne dernier de Gentiny Ngobila Mbaka par Joseph Kabila au poste de commissaire spécial du Maï-Ndombé, sa province d’origine, l’a éloigné du club.

Un vide (Legarda n’est à Kinshasa que quelques jours par mois) qui a permis à un groupe d’anciens du club de reprendre le pouvoir, et de nommer Otis N’goma (qui n’a pas de contrat de travail) après le départ de l’entraîneur principal, Mwinyi Zahera, alors que le Français Daniel Bréard avait été désigné par le duo Ngobila-Legarda pour assister Zahera.

« Un gros travail a été réalisé, mais aujourd’hui, la situation se dégrade. Notamment au niveau de la sécurité. On ne peut pas admettre que les joueurs ou le staff technique se sentent en danger quand ils viennent au stade ou à l’entraînement », fulmine Legarda, choqué par le déferlement de violence provoqué par des hooligans après le match face à Dauphin Noir (0-0) le 11 mars dernier au stade des Martyrs.

Une violence endémique

Juste après le coup de sifflet final, des individus surexcités avaient pénétré sur la pelouse pour tabasser courageusement – à vingt contre un – un arbitre assistant. Des dégradations avaient également été commises dans l’enceinte kinoise. «Face à cette violence, aux orientations qui sont prises au sein du club, sans parler de décisions arbitrales aussi surprenantes qu’injustes – on m’a répondu qu’il s’agissait de la réalité du football congolais – je préfère partir ». Selon nos informations,Gentiny Ngobila Mbaka, candidat à l’élection de gouverneur du Maï-Ndombé le 26 mars prochain, pourrait également annoncer sa démission dans les prochains jours.

Avec Jeune Afrique.

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