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Renaissance vs DCMP: un derby au-delà des défis sportifs

C’est un derby fratricide qui va opposer le Daring club Moteme Pembe au FC Renaissance qui se greffe à l’épithète imanienne. vieux de 1936, les Immaculés auront à faire aux Renais, club de Pascal Mukuna créé en 2014. Une rencontre qui va certes mobiliser de nombreux supporters « vert et blanc » et les « Oranges ». L’enjeu est double : sportif et d’identité.

L’enjeu sportif est la victoire pour le positionnement. Renaissance, venu fraichement de la Division II, occupe provisoirement la tête du classement de la zone Ouest. Avec 10 points pour 4 matches joués, les « Oranges » ont trois victoires, un nul, zéro défaite pour 8 buts marqués contre 1 encaissé.

Après quatre journées, c’est l’une des meilleures attaques et l’une des meilleures défenses.

De son côté, Imana compte 7 points pour le même nombre de matches livrés. 2 victoires, un nul et une défaite. 6 buts marqués et 5 encaissés [l’une de mauvaises défenses du groupe]. Le club est actuellement 5e au classement, derrière Dragons, Shark XI, Vclub et Renaissance.

Une victoire de Renaissance lui permettrait de caracoler seul en tête du classement avec 13 points. Un nul ferait aussi son affaire pour conserver son leadership.

Quant au DCMP, une victoire est impérative pour rester au contact du podium. Un nul et une défaite sont interdits.

Bataille de l’identité

Au-delà de ces défis sportifs, la confrontation Renaissance-DCMP revêt un autre caractère : la bataille de l’identité.

Dans les états-majors des deux clubs, on entend les supporters dire : « Nous connaîtront les vrais Imaniens dimanche ». C’est aussi ça l’enjeu.

A la création de Renaissance, son tuteur, Pascal Mukuna, se targuait d’être le CS Imana, laissant à Maitre Taureau « son » équipe le DCMP.

Mukuna oubliait que la RDC fut autrefois appelée Zaïre et voulait tordre l’histoire du club de père Raphaël de la Kethule, fondé en 1936.

Comme l’a souligné le penseur Elvis Kutina, « la tentative de diviser DCMP Imana Matiti Mabe a été conçu depuis de longues années avec un Pascal Mukuna, prétentieux, symbole vide dans l’histoire du club ».

« Mukuna est arrivé au club sur la pointe des pieds en 2012 et a cru s’emparer de l’équipe par la désinformation, la campagne et l’agitation des masses. Les gardiens du temple vert et blanc ont veillé au grain », se remémore avec beaucoup de regrets Elvis Kutina.

Musanganya, les « renards », Bibwa…

La crise qui a élu domicile au sein du team vert et blanc en 2014 n’était qu’un effet rétroactif des crises à répétitions. Sous la présidence d’Antoine Musanganya, ancien président de coordination du DCMP, il s’était créé une division au sein de l’équipe, vers la fin de son mandat. Le camp d’Antoine et son conseiller spirituel traitaient tous les autres membres du comité des « renards ».

Jonas Mukamba, l’actuel fondateur du club, s’est résolu à l’époque à accueillir chez lui, les leaders de diverses tendances afin de trouver une solution à la crise.

Mukamba sera surpris de voir un groupe de dirigeants convoquer une assemblée générale élective à Bibwa, au cours de laquelle Max Mayaka et Vidiye Tshimanga ont été désignés à la tête de l’équipe.

Ce comité de Bibwa avait comme mission première de transformer le club en société anonyme à objet sportif endéans six mois.

La société fut-elle créée? Quelles sont les tactiques mises en place par le PGDC (Plus grand diviseur commun) Mukuna a mis en place? Quelle est la vraie histoire du DCMP? Dossier à suivre.

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