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DCMP : 81 ans d’existence

22 février 1936 – 22 février 2017: le DCMP totalise ses 81 ans d’existence. Depuis sa création à ce jour, le club compte des milliers de supporters. Ces succès incontestables s’expliquent, entre et autres, par le soutien inconditionnel de son grand public.

En 81 ans d’existence, Daring reste le club le plus titré de la République Démocratique du Congo.

Le site des supporters, le premier dans l’histoire des clubs de la RDC, revient sur l’historique de cette mythique équipe, de la création à ce jour.

La création

En 1936, DCMP était fondé sous l’appellation de Daring Faucon par le révérend père Raphaël de la Kethyle, propriétaire du stade Tata Raphaël. Ce dernier décida qu’il fallait monter un club de football afin que les élèves de la section des évolués du collège Sainte Anne restent occuper dans le cadre des activités sportives.

Daring -Faucon est une émanation du Président Kinkela (1963) qui emmena l’équipe pour la première fois en Belgique. D’où, l’appellation Daring Foncobel par les Moscovites après les crises dénommées « Daringuite » par certains journalistes sportifs, raconte Donat Liwoke, un cadre et matière crise du DCMP. 

Le 22 février 1936, le club est baptisé sous l’appellation de Daring, nom du quartier où résidait le père Raphaël de la Kethyle en Belgique.

Bolikango, Adema Aligwa, Francois Ngombé Baseko dit « Me Taureau », Joseph Mpeti et consorts étaient aux côtés du père Raphaël de la Kethyle.

Tombé malade, le père Raphaël de la Kethyle allait confier la gestion de l’équipe à Albert Tamba et Pongo Charles.

De commun accord, Albert Tamba désigné fondateur. Pongo Charles, François Ngombé (Me Taureau) et bien d’autres personnes sont des cofondateurs de l’équipe.

Pongo Charles allait succéder plus tard à Tamba Albert. A la mort de ce dernier, les sept cofondateurs ont hissé François Ngombé dit Maître Taureau comme fondateur.

Les années 50: CS Imana

L’ossature de base de Daring des années 50 est constituée majoritairement des joueurs originaires du Lac Léopold II. Lorsque la première sélection congolaise se rend en Belgique en 1958, Daring y fut représenté par Ngelebeya, Mayunga, Ebumba, Androkwa, Albert Mpase, Kimasi, Jules Balondo, Osango, Odjudjua.

La majorité de ces huit sélectionnés est originaire du Lac Léopold II. Le Daring des années 50, Imana « Matiti mabe » affublé à l’équipe Daring à cette époque proviendrait du formidable trio : Balondo, Androkwa et Odjudjua, tous originaire du Lac Léopold II ou Mayi Ndombe.

Un trio dont les envolées mystifiaient les adversaires grâce à un éventuel fétiche du Lac dénommé « Imana, Matiti Mabe, Nkisi Mabe » repris à travers la chanson « Banga Daring, banga Imana ».

1963: le premier sacre national

En dépit de son succès, Daring ne réalisa son premier sacre qu’en 1963. L’équipe participe à la troisième édition de la coupe du Congo de l’histoire. Ngunza Chang Laï, Nganga Dafirma et consort donne le titre à Daring deux ans après sa création en 1961.

Ce titre fera de Daring le premier club congolais qui joua la compétition africaine des clubs mais malheureusement éliminé par Oryx de Douala.

La compétition se joue normalement, le Daring a plutôt des prétentions revues vers le haut.

Sous la présidence de Bilaf, le Daring s’offre l’opportunité de rêver grand. Bilaf, le nouvel homme fort du Daring procède au recrutement de haute facture mais toujours inefficace. Il va encore recruter Soukus Makelele, Raoul Kidumu, Adelar Mayanga… Le problème du Daring de l’époque c’était plutôt l’impossibilité d’avoir une équipe malgré la présence de très bons joueurs.

Daring s’impose

En 1968, Daring va acquérir un joueur exceptionnel qui viendra conjurer le mauvais sort des Imaniens. Ce joueur divin vient de l’équipe de Racing de Matete; il s’appelle Kakoko alias DIEU de ballon.

Daring va se restructurer autour de lui avec Montonga dans les buts, Likimba, Miolo, Muwawa, Mulongo en défense, Makelele et Anita dans l’entre jeu, Amalfi, Kidumu, Kassongo (ou Kabamba) et lui-même Kakoko à l’attaque, IMANA va écraser tout sur son passage et sortira d’ailleurs champion de cette année 1968.

En 1969, le prodigieux Kakoko va tenter de briser le mariage qui liait son club aux Monstres, mais en vain : « Je me rappelle encore ses larmes dans tous les journaux parus le lundi 6 octobre 1969 ».

Alors que Daring menait par 2-0 Dragons reviendra au score et marquera un troisième but par le capitaine Kabeya et c’est le but égalisateur de Pelé Lembe annulé par l’arbitre qui va mettre le feu aux poudres; Kakoko n’ayant pas réussi à ramener les siens à la raison va regretter en pleurs toute la soirée ce match interrompu.

Ce n’était que partie remise car en ce début de l’année 70 exactement le 20 janvier, Kakoko va enfin réaliser son rêve, il va réussir à lui tout seul (3buts) de battre Dragons par 4-2 et casser le mythe qui liait Daring à Dragons; c’est au cours de cette rencontre que le public kinois va découvrir Fifi Nzuzi, l’homme aux mille et une feintes.

Toujours au cours de cette même année, Daring se fera éliminer en demi-finale de la coupe d’Afrique des clubs champions par Union de Douala au stade Tata Raphaël sous la présidence de Mayifwila et d’Ado Makolo.

La suprématie

En 1971, tous les meilleurs joueurs du pays se sont retrouvés sans consentement dans VITA club. Ils vont dicter la loi à tous les clubs du pays en dehors de son éternel rival Imana bien sûr, car à cette époque tous les joueurs de Vclub étaient des Léopards même les réservistes mais courbaient parfois l’échine devant Kakoko, kidumu et Mbungu Tex, leur bête noire de l’époque.

Suprématie qui prendra fin en 1972, année de la deuxième visite du roi Pelé à Kinshasa.

Tambue Leya(Mr. ABC) qui remplace Elonga Manu à la direction technique et un trio des dirigeants jeunes composé de TAMBA,DULA et TOKUAULU va venir avec un genre nouveau de management du club vert et blanc aidé en cela par leur copain Muwawa.Ils vont monter au sein du club 2 équipes qui s’équivalent qu’ils vont baptiser Botafogo pour l’un et AJAX pour l’autre.

Vu que Dondo était mort en Avril 1971 et Montonga en baisse de forme, il fallait se contenter de Bokomo jungle aidé par Kongolo(Nkoy) et Tunda(diables rouges) dans les buts, en défense il y avait Akuda à droite, Kakoma à gauche, Muwawa comme stopper et Kuba Médaillon comme libéro; au milieu du terrain il y avait Mana et Babayila; en attaque on avait Kakoko à gauche, Tex en pointe, Kidumu en meneur et Lokondo à droite.

Cette équipe complétée par quelques joueurs comme Pupa, Mayenda,Longange… a remporté les championnats de 1972 et 1973 et la coupe du Zaîre de 1974. Cette équipe était la première à avoir marqué plus de 100 buts au cours d’un seul championnat et surtout au cours de cette même année 1972 Kakoko (34 buts) venait de battre le record de 33 buts détenu par Assaka Ils ont battu Mazembe à Kinshasa 5-2 avant de les dominer aux jeux zaîrois à Lubumbashi 3-2.

Pendant qu’Imana domine sur le plan National VCLUB cartonne sur l’échiquier continental.

Daring accède pour la première fois depuis sa création en demi -finale mais se fait éliminer par Union de Douala (3-1, 1-0 à Kinshasa) suite à un conflit interne au sein de la présidence du club entre Mayifwila et Ado Makolo.

Les années 80: la longue marche

Une autre traversée du désert éloigne Imana des sacres nationaux jusqu’à… un après-midi de 1984. Daring remporte la 3eme édition du Challange Papa Kalala devant son eternel rival V.Club. 1-0 en final retour après avoir perdu 1-2 au match aller. Daring béneficie de la règle du « but marqué à l’extérieur ».

– L’année suivante en 1985, Daring conserve son titre face au F.C Kalamu qu’il bat en finale par 2-0.

– En 1987, Daring retrouve un vieux client en Coupe du Zaire. Mazembe est copieusement battu en finale par 4-0 après avoir été dominé à Lubumbashi, sur son terrain au match aller par 0-1.

– En 1989, Mazembe est encore écarté en finale de la Coupe du Zaire à la faveur de la règle du but marqué à l’extérieur. 0-0 à Kin et 2-2 à Lubumbashi.

Durant ces années, le Daring ne fera pas. Ainsi le seul événement est le changement du club qui devient Daring club motema pembe en remplacement du CS Imana en 1985 afin d’éviter à la sanction de la CAF suite aux jets des projectiles dont s’étaient rendus coupables ses supporters, au moment où leur équipe était éliminé devant Dragons de Louémé.

1994 – 2009 : la gloire imanienne

En 1994, avec la majorité des joueurs venus d’Union Bilombé, le Daring remporta son premier sacre continental et s’enchainèrent  onze années où le Daring domina sur le football congolais.

DCMP est sacré 5 fois Champion de la Linafoot, 4 fois champion du Congo et une fois champion de la coupe de la Fecofa.

Ce palmarès exceptionnel fait l’apanage d’une grande équipe qui pratiquait un football de feu, avec d’excellents joueurs.

Comme on le voit, ces périodes ont fait parler du Daring. Son style devient une marque de fabrique et de nombreux joueurs de talent jouèrent sous ses couleurs, notamment : Matudidi, Rigo Bwayi, Mbiyavanga, Monka, Ngoma, Ngongo Patrick, Mpia Luata, Luyingu, Nzala Mbila, Mukando, Pitshou Kongo, Mbala Biscotte, Monzua, Kidoda, Katalay, Bokese, Manzangala, Ekutshu, Mayala, Pinzi, Tondo, Bomaniayi…

2014: La crise

La crise qui a élu domicile au sein du team vert et blanc en 2014 n’était qu’un effet rétroactif des crises à répétition.

Sous la présidence d’Antoine Musangania, vers la fin de son mandat, il s’était créé une division au sein de l’équipe. Certaines personnes étaient mêmes traitées des renards.

Jonas Mukamba, l’actuel fondateur du club, s’est résolu à l’époque à accueillir chez lui, les leaders de diverses tendances formées autour des structures devant régler le club et le processus de direction des animateurs de l’équipe.

Il a été surpris de voir un groupe des dirigeants convoquer une assemblée générale élective à Bibwa, au cours de laquelle Max Mayaka et Vidiye Tshimanga ont été désignés à la tête de l’équipe.

Ce comité de Bibwa avait comme mission première de transformer le club en société anonyme à objet sportif endéans six mois.

Bloqué par les dispositions pratiques, par une crise interne, peu après l’élection, les deux dirigeants se livrent à un combat de légitimité.

Le camp du DCMP, originel et traditionnel, s’aligne derrière le comité de Vidiye Tshimanga et qui se réclame de la lignée de la co-fondation sous le pouvoir moral de Maître Taureau.

L’aile protestante qui ne jure que sous le label de C.S.Imana et s’aligne derrière l’évêque Pascal Mukuna.

Pascal Mukuna, le chef de file du camp CS Imana, évoque l’hypothèse de la mauvaise gestion de l’équipe et le refus par le camp Tshimanga de muer l’équipe en société. Il déclare que « chaque club dispose d’anciens joueurs et d’anciens dirigeants. Mais au DCMP, les anciens dirigeants ne veulent pas quitter les choses ».

Et après chaque carrière ou mandat, il faut aller au repos ou servir l’équipe autrement. Malheureusement constate-t-il en ces termes: au sein du DCMP, côté dirigeants, « certains ne veulent pas disparaître. Ils veulent s’accaparer de l’équipe et le prendre en otage. Un groupe de dirigeants constitue un obstacle et empêche plusieurs bons samaritains de venir investir ».

Mukuna et « sa » société

Un autre grand problème, d’après Pascal Mukuna est celui de la transformation du club en société que les autres ont refusé en dépit du fait que les statuts étaient prêts. Toutes ces raisons ont ramené l’équipe à terre. Selon lui, cette option n’était pas partagée par tous.

Il y a eu plus tard des réunions de réconciliation à la Fecofa, au fleuve Congo Hôtel, à l’hôtel de ville sous l’impulsion du Gouverneur André Kimbuta qui n’ont pas apporté la sérénité au sein de l’équipe.

Il faut signaler qu’au sortir de la dernière audience accordée par le gouverneur André Kimbuta, Vidiye Tshimanga a soutenu l’idée et les démarches de l’hôtel de ville et estime qu’il est temps de mettre un terme final à la crise. Pour Pascal Mukuna, une chose est vraie que le CS Imana est déjà né. Pendant tous ces consensus, les deux camps continuent leurs séances d’entraînements chacun dans son camp. L’un à Kinkolé et l’autre au stade tata Raphaël.

Pour le comité Tshimanga, l’autre camp ne devrait pas porter le nom d’Imana. En jetant un coup d’oeil sur les règlements généraux et sportifs en RDC, il n’est, nulle part, interdit à personne de créer une équipe de football. Pour lui, l’évêque Mukuna doit obligatoirement changer la dénomination de son équipe.

Le numéro un de l’église ACK affirme, quant à lui, que le DCMP réclame quelque chose qui ne figure pas sur papier. Pour lui, dans les statuts, il n’est nulle part mentionné CS Imana. Les supporters se sont servis de ce nom pour immortaliser le fondateur, le père Raphaël de la Kethyle. Ils les ont optés en référence de l’histoire.

L’intervention de Kimbuta

Vu la tension qui se présentait, André Kimbuta s’est intervenu tout en pesant de son poids. Selon lui, le CS Imana et le DCMP doivent fusionner. Dans le cas contraire, le CS Imana devra changer d’appellation avant d’obtenir l’approbation du notaire car toutes les appellations de l’équipe sont liées au DCMP Imana Matiti Mabe.

Pascal Mukuna se plia en suite à la décision du Gouverneur et annonça le nom de la « Renaissance du Congo », lors d’une cérémonie de sortie officielle dans la commune de Bandalugwa. La renaissance du football congolais par l’abandon des pratiques fétichistes.

Selon Pascal Mukuna, la séparation sous évoquée est une décision des supporters de l’équipe qui n’ont pas supporté qu’une seule personne puisse s’accaparer de leur équipe. Nous ne devons pas avoir seulement Vita et DCMP comme clubs, poursuit-il.

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