Deux ballons, superstition, troubles : l’ADN de Renaissance (encore) respecté

Photo droit tiers

Jets de projectiles, gaz lacrymogènes, envahissement de la zone neutre, agressions de l’arbitre assistant et agressions des journalistes. C’est un spectacle désolant qu’ont offert les supporters du Fc Renaissance, dimanche 24 février, aux amoureux du ballon rond, en lieu et place d’une fin heureuse du match. L’ADN de l’équipe a été respecté.

Tous ces troubles ont une origine : la présence de deux ballons sur le terrain. Cette superstition créée par un joueur a réveillé le démon des troubles toujours présent dans l’inconscient des fans de l’équipe d’un « pasteur ». Histoire. Racontez. Autour d’un vieux, les jeunes s’assemblent. Il était une fois deux ballons oranges.

C’est l’entrée des joueurs des deux équipes. Daring avec athlètes et staff technique, conduit par Michel Kigoma. Du côté de l’adversaire, c’est la même pratique. Mais un fait marque les esprits des Renais : l’attaquant de pointe de l’équipe, surnommé « Falcao » entre avec deux ballons oranges. Pour lui et ses acolytes, ces deux objets représentent les deux buts de son équipe face à Motema Pembe. Superstition.

Les supporters de l’équipe de « pasteur », friands de ces pratiques fétichistes l’ovationnent et chantent à tue-tête. Pour eux, c’est l’espoir d’une victoire (la première tant recherchée) face à Daring, le grand. Quand le premier match se termine, il place ces ballons sur l’aire de jeu, pendant la séance de réchauffement, imaginant que ceux-ci vont se loger sur les perches de Mouko Barel.

Deux ballons, deux coup-francs

Le match commence. Sur le terrain, DCMP se procure des occasions nettes de buts. Dark Kabangu rate le cadre à trois reprises. Il se retrouve d’abord seul face à un poteau vide. Ensuite, sa tête passe à côté du cadre. Enfin, sa frappe touche le corps du gardien. Trois occasions franches de l’avant-centre de Motema Pembe en première période.

De l’autre côté, l’attaquant de pointe de Renaissance surnommé « Falcao » se contente d’un coup franc, très mal tiré que Barel capte comme un essai de tir d’un écolier de football.

A la deuxième période, Dark Kabangu se loupe encore face au gardien et envoie le cuir loin du cadre. « Falcao » obtient un deuxième coup-franc qui choisit cette fois-ci le décor, au grand plaisir des oiseaux.

Varane « bouffe » les ballons

Si le match s’est joué sur le terrain, il s’est aussi joué en dehors de l’aire de jeu. Le propriétaire du ballon (2) n’a bénéficié que deux coup-francs qui n’ont rien produit, peut-être parce que Inonga « Varane », défenseur central du DCMP avait « bouffé » les ballons.

A la mi-temps, Renaissance arrive très en retard après DCMP. Les dirigeants et soigneurs reviennent encore les deux ballons de « Falcao ». Ils placent le premier dans le filet de Daring, qui donne le dos au marquoir. Varane demande gentiment aux Renais de sortir leur ballon. Ils n’en font qu’à leur tête.

Courageux, et sachant que c’est de la pure superstition, il dépièce le premier ballon avec ses dents, le jette en dehors du terrain. Les dirigeants reviennent avec un deuxième ballon orange. Il le dépièce de nouveau avec ses dents et le jette avec ses dents. Pour les superstitieux, les deux buts sont « avalés ».

Et quand Vinny Bongonga marque le wining goal, à la 80e minute. Tous les espoirs du fétiche s’envolent. Les supporters savent qu’ils ne peuvent pas marquer face au DCMP. Ils descendent sur le terrain, agressent l’arbitre, cassent les chaises, les treillis de séparation et vandalisent tout. Ce n’est pas tout. Ils s’en prennent aussi aux journalistes, empêchant la tenue de la conférence de presse d’après-match.

Quand un ballon d’air s’éclate, c’est un son de « boum » qui réjouit les enfants. Mais quand un ballon-fétiche se déchire, c’est un de « boum » des gaz lacrymogènes qui dispersent les fans de Renaissance du « pasteur » Mukuna. La fumée blanche a couvert le stade des Martyrs et « Falcao » est sorti du côté Daring. Il a déçu ses acolytes.

La Rédaction.

 

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