DCMP : l’exode des capitaines

Photo Droits tiers.

C’est chaque année ou presque que le Daring club Motema Pembe (DCMP) perd ses capitaines. L’exemple le plus frais dans les mémoires des Imaniens est le départ de Ricky Tulenge Sindani pour le club marocain de Diffa El Jadida, pour un bail de trois ans.

Si DCMP a perdu Tulenge cette saison, déjà la saison dernière, deux autres membres du capitanat avait quitté ou chassé du club : Zito Tamla Ladji et Doxa Gikanji.

S’il faut remonter un peu plus loin dans l’histoire du club, les archives nous renseignent que depuis 2014, Yannick Bangala, Bodrick Ungenda ou Issama Peko (avent 2014) avait aussi opté pour l’exode (terme pris dans son sens littéral de ‘’sortie’’ vers un autre lieu ou club, dans ce cas).

La question à se poser est de savoir les raisons de cet exode des capitaines. Difficile d'y répondre avec exactitude. D’emblée, nous pouvons dire que c’est à la recherche du mieux-être financier ou sportif.

Lorsqu’un joueur change de club, soit il cherche à augmenter ses revenus financiers, soit il est à la conquête d’autres challenges. Ungenda par exemple est, depuis son départ du DCMP, demi-finaliste de la Ligue des champions avec Primero do Agosto d'Angola, Yannick Bangala est finaliste de la coupe de la CAF, et champion de la Linafoot. Issama avec Mazembe, c’est des titres qu’il a engrangés à son actif.

Et Dans DCMP ? C’est là tout le problème. En 5 ans, le club se contente de la quatrième ou la troisième place, et ne joue plus les premiers rôles dans le championnat national. Eliminé à deux reprises dès les 16e de finale… de quoi provoquer l’exode des capitaines, ou mieux, des « âmes » de l’équipe.

En effet, « le capitaine d'une équipe de football est le membre de l'équipe nommé pour en être le chef, ou le guide, sur le terrain. Le capitaine est souvent un des joueurs les plus expérimentés de l'équipe, ou son joueur le plus doué, capable d'influer largement sur les matchs », renseigne Wikipédia.

Un capitaine, de ce point de vue, est donc l’âme, le talent, le guide, l’expérience, le doué d’une équipe. Et chaque année ou presque, le DCMP laisse filer l’âme de l’équipe. Quand l’âme part, le corps n’est qu’une enveloppe sans vie, inerte, mort.

Le « corps » Daring se meurt, petit à petit, avec l’exode des capitaines. Il faut une réanimation, et le plus vite possible.

La Rédaction.

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