En mode CAN : les Léopards dégriffés

Photo Droits tiers.

La Coupe d’Afrique des Nations, un rendez-vous africain qui arrête le temps dans le continent. Tout le monde est mobilisé, scotché devant sa télévision. Un événement qui laisse personne indifférent, y compris les médias (classiques ou en ligne). Dans ce contexte de la Coupe d’Afrique des Nations, la CAN, le site des Têtes pensantes bascule « En mode CAN ». Même si nous n’aurons pas un joueur du DCMP particulièrement à suivre dans les sélections nationales, patriotisme oblige. Tous derrière les Léopards. Place au jeu.

Les dés ont été jetés samedi 22 juin 2019, au stade international du Caire, pour la RDC. Coup d’envoi à 15h30’. Les bars font le plein. La Société nationale d’électricité s’en mêle : pas de courant dans la plupart de quartiers. Les tenanciers des terrasses sont obligés de recourir aux groupes électrogènes. Entre fumée de cet engin, bruit et suivre le match les yeux rouges, la passion l’emporte sur les petits détails.

Dans les rues de Kinshasa, c’est l’effervescence. Vuvuzela (cet instrument qui fait du bruit hérité de l’Afrique du Sud), sifflet, Klaxon des taxi-bus et des « Wewa », entendez, motards. L’ambiance s’annonce festive.

En face c’est l’Ouganda, un petit poucet. La victoire des Léopards est dans les lèvres de toutes le supportrices et supporters (les rencontres de football sont parfois devenues des lieux de rencontres…parfois entre amoureux ou pour un début du ‘’dossier »).

Les visages tristes

Au début du match, le classement semble plaire à tous les amoureux du ballon rond. Masuaku est présent, Mpoku aussi, Bakambu à la pointe (fini la frustration créée depuis 2015). « Pourquoi le coach fait jouer deux 6 [casseurs] » ? Les questions interrogations ne sont pas finies que le premier but est marqué à la 14e minute. Sur un corner, Patrick Kaddu est posté au premier poteau. De la nuque, il trompe toute la défense et le gardien congolais, Matampi qui s’envole pour le plaisir des photographes.

Les Grues ou Cranes (oiseaux qui annoncent le printemps) défient les Léopards. Ils chantent, dansent sur le nez des félins affamés.

Cédric Bakambu, un Léopard audacieux tente de se lever. Il essayera de sortir sa griffe, à la fin de la première période. Sa frappe enroulée dans la surface de réparation ne trompe pas le gardien Onyango. 1-0 à la fin de la première mi-temps.

Morosité

De leur tanière, les Léopards décident de sortir griffes et dents pour dévorer les Grues. Ils tentent de quadriller le terrain. Mais un Léopard boiteux, pour ne pas dire Issama Mpeko touche un Ougandais. Emmanuel Okwi, saute, monte, plus haut que la défense et bat Matampi, pantois sur sa ligne. 2-0. C’est la 47e minute de jeu.

Des visages tristes, c’est le climat qui devient morose. Les effigies des Léopards sur les joues commencent à être déchirées et jetées. Les écharpes de même. Sans oublier les bracelets.

A l’allure où les choses tournent, l’espoir s’envole. Les ultras restent confiant. Nous ferons au moins un match nul, disent-ils. Voyons voir. C’est peut-être avec des changements. Paul José Mpoku, Chancel Mbemba et Yannick Bolasie sont remplacés par Bolingi, Maghoma et Assombalanga.

Maghoma tente de réorganiser le milieu de terrain. Mais la révolte est vaine. Aucun oiseau ne sera capturé. La chasse des Léopards n’aura pas abouti. Ils rentrent mains et ventre creux.

Les Cranes d’Ouganda ont dégriffé les Léopards, qui rentrent dans la tanière tête courbée, humiliée, sous les cris et dans d’oiseaux du Caire. Pendant ce temps, l’œil du Pharaon ne quitte pas le sable [pelouse] du stade du Caire. Rendez-vous pris pour le 26 juin à 21 heures, heure de Kinshasa.

La Rédaction.

Prochains matchs

Aucun match programmé.

Alertes mail

Recevez une alerte mail chaque fois qu'un article est publié sur notre site. C'est gratuit. Entrez juste votre adresse email.
N'oubliez pas d'ouvrir votre email pour confirmer l'inscription

Votre adresse email:

Service offert par FeedBurner